Transcription du texte :
« Bientôt la veuve se montre, attifée de son bonnet de tulle sous lequel pend un tour de faux cheveux mal mis, elle marche en traînassant ses pantoufles grimacées. Sa face vieillotte, grassouillette, du milieu de laquelle sort un nez à bec de perroquet ; ses petites mains potelées, sa personne dodue comme un rat d’église, son corsage trop plein et qui flotte, sont en harmonie avec cette salle où suinte le malheur, où s’est blottie la spéculation, et dont madame Vauquer respire l’air chaudement fétide sans en être écœurée. Sa figure fraîche comme une première gelée d’automne, ses yeux ridés, dont l’expression passe du sourire prescrit aux danseuses à l’amer renfrognement de l’escompteur, enfin toute sa personne explique la pension, comme la pension implique sa personne. »
Dans : Honoré de BALZAC, Oeuvres complètes de H. de Balzac. La Comédie humaine. Neuvième volume. Première partie. Etude de mœurs. Troisième livre, à Paris chez Furne, J.J. Dubochet et Cie. Et J. Hetzel, 1843, p.308. Disponible à l’adresse : https://www.gutenberg.org/files/55860/55860-h/55860-h.htm
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- Isabelle Riquet
- 24 février 2025 13:15
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