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14 octobre 2016
Durée : 00:09:14
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La notion de « santé mentale » accompagne une démocratisation d'un champ qui était autrefois réservé aux cliniciens et à leurs patients. A cette extension répond une multiplication des offres de soins, soulignée par les conflits actuels entre les différentes écoles de psychothérapie et les tentatives de réglementation basées sur des principes à la fois scientifiques et légaux. Mais, pour soigner leurs souffrances psychiques, les populations n'ont pas attendu que se développent des offres normées : depuis des siècles, elles consultent des praticiens dans le champ du religieux et de ses marges (guérisseurs, désenvoûteurs, exorcistes, etc.) pour des préoccupations relatives autant à l'âme qu'au corps. Ces dispositifs alternatifs n'ont pas disparu dans le méme temps où s'étoffait l'offre médico-psychologique conventionnelle, et on assiste aujourd'hui, en France comme ailleurs, à ce qui a pris le nom de « pluralisme thérapeutique » et qui a surtout été étudié dans le cadre des soins somatiques. Sans toujours se l'avouer, propageant une culture du secret, des « patients » transitent entre ces différents dispositifs. Et des cliniciens, comme certains chercheurs en anthropologie et en sociologie, en sont venus à s'interroger sur ces itinéraires de soins pour comprendre à quelles fonctions ils répondent. 

Mots clés :

Infos

  • Ajouté par : Claire Fugain
  • Propriétaire(s) additionnel(s) :
    • Laurence Cattiaux
    • Renaud Evrard
  • Contributeur(s) :
    • Deborah Kessler-Bilthauer (Contributeur)
  • Ajouté le : 26 octobre 2016 00:00
  • Type : Colloques et Conférences
  • Langue principale : Français
  • Discipline(s) :